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Dioceses

Avant-propos

Présentation

I. Des communautés qui proposent Jésus-Christ au monde d'aujourd'hui

II. Des communautés qui célèbrent leur foi et rendent grâces pour le Don de Dieu

III. Des communautés missionnaires au service du monde

IV. Des communautés ouvertes, accueillantes et fraternelles

V. Des communautés où se vit une véritable coresponsabilité

Commentaires sur quelques propositions qui ne sont pas promulguées

Conclusion

Table des matières


Montréal

Prière à Marie généralissime des armées célestes

Prières usuelles

Le Rosaire

Le sacrement de réconciliation et le dialogue avec un prêtre

La confession

Liturgie des heures

Lectionnaire

Apostolat de la prière
2012

Prions avec le Saint Père Benoît XVI

Benoit XVI
L'intention générale de prière du Pape pour le mois de février est: Pour que tous les peuples aient plein accès à l'eau et aux ressources nécessaires à leur subsistance quotidienne.
Son intention missionnaire est: Pour que le Seigneur soutienne l'effort des personnels de santé des régions les plus pauvres dans l'assistance aux personnes malades et âgées.

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Commentaires sur des propositions non promulguées

Quelques propositions votées aux deux tiers des voix par l'Assemblée synodale ne relèvent pas de l'autorité de l'Évêque diocésain. D'autres, portent des ambiguïtés ou prêtent à des interprétations divergentes. Pour ces raisons, je ne peux les promulguer. Cependant, il m'apparaît important de les accompagner de quelques réflexions dans le but de favoriser le dialogue et la compréhension.

Par ailleurs, certaines propositions qui n'ont pas reçu un vote favorable à l'Assemblée synodale méritent d'être considérées parce qu'elles donnent à réfléchir sur des questions importantes pour la vie de l'Église.

1- Que les responsables pastoraux, clercs et laïcs, développent, en dehors du cadre particulier du sacrement de réconciliation, un ministère de guérison-réconciliation comme manifestation de la compassion de Jésus-Christ envers les souffrances humaines. (A-10)

Cette proposition n'a pas reçu un vote favorable à l'Assemblée synodale et elle présente quelques difficultés d'interprétation. Pour ces raisons, je ne la promulgue pas. Toutefois, j'invite tous les agents pastoraux et les prêtres à sensibiliser les croyants aux différentes formes non sacramentelles du pardon et de la réconciliation.

2- Que l'Église de Montréal adopte un moratoire sur la sacramentalisation des enfants. (A-11)

Cette proposition a pu paraître trop absolue et très radicale dans sa perspective. C'est pourquoi elle a été rejetée. Cependant une telle proposition laisse émerger la prise de conscience que nous ne pouvons continuer de la même façon à préparer les jeunes à la célébration des sacrements.

Plusieurs questions surgissent. Elles justifient que nous prenions le temps de repenser les démarches d'initiation chrétienne, de décider de les renouveler pour que les jeunes soient mieux préparés, mieux soutenus par leur famille, mieux accompagnés par la communauté chrétienne.

C'est dans cet esprit de renouvellement de nos interventions pastorales qu'en promulguant les propositions: "L'Église diocésaine révise sa politique commune de l'initiation chrétienne des jeunes, de manière à mieux en répartir les étapes" et "Que l'Église privilégie une approche catéchuménale pour la préparation des jeunes à la célébration de l'eucharistie et de la confirmation", j'invite tous les responsables de la pastorale et tous les parents à collaborer ensemble pour que notre Église réponde le mieux possible à sa mission d'éducatrice de la foi des jeunes.

3- Que l'Église développe une pastorale audacieuse et ouverte à l'intention des personnes divorcées-réengagées qui désirent participer à la vie de la communauté chrétienne et accéder aux sacrements. (B-37)

Les divorcés-réengagés se sont souvent sentis exclus de la communauté ecclésiale, mais il faut leur rappeler qu'ils sont toujours membres de l'Église et font l'objet constant de sa sollicitude. Cependant, en raison de la nature du mariage et de la législation de l'Église, je ne peux promulguer cette proposition telle que formulée.

L'Assemblée synodale, en proposant une pastorale audacieuse à l'égard des divorcés-réengagés, a voulu soutenir la foi des personnes réengagées dans une union stable.

En 1995, l'Office de la famille de notre diocèse a proposé une approche authentiquement évangélique pour aider les personnes en difficulté conjugale ou familiale. L'accompagnement proposé veut soutenir leur vocation et les aider à découvrir leur mission de baptisées. Je recommande à tous les responsables pastoraux de "redécouvrir" cette démarche qui témoigne d'un effort pastoral, structuré à même l'expérience de la rencontre du Christ miséricordieux. Tous, nous devons poursuivre la réflexion afin d'inventer des nouveaux chemins d'espérance pour les personnes et les familles en difficulté mais toujours soucieuses d'être d'authentiques disciples du Christ.

Cf. La pastorale des familles brisées. Un accompagnement et une mission chrétienne à proposer. Médiaspaul. 1995

J'invite tous les responsables pastoraux à développer une pastorale d'accueil en faveur des personnes divorcées-réengagées, pastorale qui soit écoute attentive et empathique de ces personnes, reconnaissance du poids de leurs souffrances vécues, de leurs espoirs, des forces de croissance humaines et chrétiennes qui les habitent et des pierres d'attente que quelque chose de neuf et de grand peut être édifié pour elles à la lumière de l'Évangile.

4- Que l'Église de Montréal révise son approche pastorale à l'égard des prêtres mariés non-laïcisés, des gais et des lesbiennes, des conjoints de fait, afin qu'ils soient partie prenante de la communauté chrétienne et aient accès aux sacrements. (B-39)

Cette proposition comporte des éléments si différents les uns des autres qu'il est impossible de la promulguer telle que formulée. Il serait nécessaire de considérer chacune des situations nommées pour elle-même. Toutefois, il m'apparaît important de reconnaître que chaque personne concernée fait l'objet de la sollicitude de l'Église qui cherche à se donner les meilleurs moyens de les accueillir et de les soutenir dans leur cheminement humain et spirituel.

5- Que l'Évêque accueille la demande de ceux et de celles qui veulent que les femmes puissent accéder à l'ordination presbytérale. (C-10)

Cette proposition qui a obtenu 66.33% des voix de l'Assemblée synodale reflète une opinion largement répandue dans nos milieux. J'en prends acte et j'en ferai part aux autorités ecclésiales.

6- Que l'Église de Montréal offre, à l'avenir, la formation et l'accès au diaconat à ceux et à celles qui désirent y accéder. (C-11)

De nombreuses études ont été réalisées sur cette question et elles se poursuivent. Le document "Directoire pour le ministère et la vie des diacres permanents" ouvre des perspectives intéressantes. Nous suivons cette question de près. Toutefois, l'accès des femmes au diaconat relève de l'autorité du Pape et de l'ensemble des Évêques.

7- Que les hommes mariés accèdent au presbytérat dans notre Église. (C -12)

Pour le moment, cette proposition va à l'encontre de la discipline actuelle de l'Église latine. Toutefois, des réflexions se poursuivent sur cette question. Je ferai connaître aux autorités ecclésiales que notre population est généralement favorable à l'ordination d'hommes mariés.

Cette considération vaut aussi pour la proposition: "Que le célibat ne soit pas obligatoire pour les futurs prêtres et que le choix du célibat soit laissé à chaque individu". (D-16)

8- Que des prêtres qui ont dû quitter l'exercice de leur ministère presbytéral pour contracter mariage ne soient pas systématiquement exclus de tout mandat pastoral et puissent être appelés à exercer certains services pastoraux. (C-13)

Je ne peux promulguer cette proposition en raison des ambiguïtés qu'elle recèle. Plusieurs de ces prêtres, qui ont demandé à être relevés de leurs obligations presbytérales, demeurent très attachés à l'Église. Ils y sont actifs et rendent de multiples services dans la communauté chrétienne. Comme tout baptisé, ils apportent leur contribution à la vie de la communauté. Cependant, ils ne pourraient pas être nommés ni curés, ni vicaires.

9- Que l'Archevêque de Montréal intensifie son dialogue avec Rome au moyen des choix stratégiques susceptibles de lever les ambiguïtés entre les aspects disciplinaires et les questions doctrinales relatives aux points suivants: l'ordination des femmes au diaconat et au presbytérat, l'accès des hommes mariés au presbytérat; la révision du droit canonique; l'exclusion des divorcés-réengagés à l'Eucharistie, la place démesurée des questions sexuelles dans le discours moral de l'Église. (C-22)

La disparité et la complexité de ces questions ne me permettent pas de promulguer cette proposition. Plusieurs de ces points font l'objet de réflexion aux niveaux des Conférences épiscopales et de l'Église universelle.

10- Que l'Évêque de Montréal accorde une plus grande autonomie aux régions pastorales et aux paroisses du diocèse. (C-21.2)

Le contexte dans lequel a été présentée cette proposition à l'Assemblée synodale a pu prêter à une certaine ambiguïté. C'est sans doute ce qui explique le résultat du vote: 57.86 % des voix. Toutefois, dans la perspective d'une mise en oeuvre d'une véritable coresponsabilité à tous les échelons de la structure d'une Église-communion et tout entière ministérielle, il serait à la fois souhaitable, voire nécessaire que, dans l'exercice de leurs responsabilités pastorales et administratives, les personnes et les communautés développent une plus grande autonomie, toujours inscrite, cependant, dans une solidarité ecclésiale respectueuse de l'unité de l'Église de Montréal.

11- Que l'Église de Montréal explore la possibilité, en se référant à l'orientation adoptée par les Églises orientales, d'une reconnaissance de l'échec d'un mariage et de la célébration d'une nouvelle union. (F-03)

Il est toujours enrichissant de voir comment d'autres Églises élaborent des visions divergentes des nôtres sur des questions et des situations particulières analogues à celles que nous connaissons. Cette proposition fait référence à certaines pratiques des Églises orthodoxes. Cependant, nous devons rester en solidarité avec les positions théologiques et disciplinaires de notre Église.

12- Que l'Église de Montréal définisse et rende publics d'autres critères d'appartenance à l'Église, en plus de celui de l'assistance à la messe, par exemple: l'accueil, le respect, l'entraide... faits au nom du Christ. (F-11)

Cette proposition ne peut être promulguée telle que libellée en raison de son caractère incomplet et ambigu. Parler de critères d'appartenance renvoie à des conditions qui définissent l'incorporation à l'Église catholique romaine: le baptême, la profession de foi en un Dieu Père, Fils et Esprit et en Jésus-Christ mort et ressuscité, la pratique, au nom du Christ, des valeurs évangéliques telles que: l'accueil inconditionnel de l'autre, le respect de la dignité de la personne humaine, le pardon et la réconciliation fraternelle, l'entraide, la participation active à la vie de la communauté chrétienne, la célébration des sacrements, la reconnaissance du Souverain Pontife comme Pasteur universel de l'Église catholique, le rattachement à une Église diocésaine et la reconnaissance de l'Évêque du lieu comme Pasteur.

Ces critères définissent l'appartenance à l'Église catholique. Souvent, les croyants s'y conforment avec plus ou moins de fidélité. Mais, il y a toujours place à la croissance dans la vie chrétienne.

13- Que le diocèse de Montréal demande à ses prêtres de préparer avec les paroissiens du lieu, dès que les signes se feront sentir, une Église qui pourra fonctionner sous la responsabilité des laïcs. (F-13)

Cette proposition, malgré sa perspective réaliste du partage des responsabilités entre clercs et laïcs, peut prêter à confusion quand elle parle d'une "Église qui fonctionnerait sous la responsabilité des laïcs". On pourrait comprendre par là qu'il n'y aurait plus de prêtres responsables de cette Église, ce qui ne peut être car, chez les catholiques, il n'y a pas de communautés chrétiennes sans prêtres.

Le Christ lui-même a constitué les Apôtres chefs des communautés et responsables de la mission d'évangélisation. Les évêques sont les successeurs des Apôtres et les prêtres, leurs collaborateurs immédiats. La fidélité au caractère apostolique de l'Église catholique n'est pas, pour autant, incompatible avec un partage des responsabilités pastorales entre les clercs et les laïcs et une participation des laïcs à "l'exercice de la charge pastorale de la communauté" (Canon 517, 2e). C'est dans cet esprit que la mise en oeuvre de la coresponsabilité et l'exercice du leadership de participation sont appelés à se vivre dans l'Église de Montréal.

Cette proposition qui a obtenu 63.43% des voix de l'Assemblée synodale laisse entendre que des changements devront se réaliser dans les mentalités en raison de l'émergence massive des laïcs comme responsables pastoraux. Aussi faut-il, dès maintenant, préparer les paroissiens à un "nouveau visage pastoral" de notre Église, visage pastoral dont les signes sont déjà là.


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