Mardi le 21 août 2012
Mois du Sacré-Coeur par d'anciens auteurs chartreux
Dévotion au Sacre Coeur chez Chartreux anciens - ( pdf 1mb) Cet ouvrage offre aux âmes pieuses d'abord un Mois du Sacré Cur, composé exclusivement de passages empruntés à des auteurs chartreux du XIVe, XVe, XVIe, et XVIIeme siècles. Au commencement du XVIIe siècle, les chartreux allemands, français, espagnols semblent déjà pressentir les grandes révélations de Paray-le-Monial. Au Moyen-Age, les amis du Cur de Jésus, ne contemplent en Lui que l'amour, ne trouvent en Lui que la source de la confiance parfaite et le refuge assuré de l'âme : par les dernières Elévations de notre Mois du Sacré Cur, on constate que les chartreux du XVIIe siècle parlent de préférence des tristesses du Cur de Jésus; ils entrevoient l'idée de réparation, qui est le signe spécial et nouveau de la dévotion au Sacré Cur à partir de la bienheureuse Marguerite-Marie. Les passages de nos vieux auteurs qui paraissent ici, presque tous, pour la première fois en français sont, en général, d'une grande beauté et il y a plaisir, pour un cur chrétien, à voir comment on savait déjà, il y a quatre et cinq cents ans, parler du Cur infiniment aimable de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Bonté toujours nouvelle et toujours ancienne, peut-on dire en s'inspirant du mot si profond de saint Augustin, Bonté du Cur de Jésus vers laquelle un attrait instinctif n'a jamais cessé de porter les âmes vraiment pieuses, à tous les âges de l'Eglise. Du reste, pour l'Église elle-même, la dévotion au Sacré Cur est comme un souvenir d'enfance, un souvenir de la patrie. Aux premiers jours du monde, raconte la Genèse, Dieu, du côté d'Adam plongé dans un sommeil extatique, forma Eve la mère des vivants : image, nous disent tous les Pères et les Docteurs, de ce qui devait se passer sur le Calvaire. Jésus est plongé dans le sommeil de la mort et la Sainte Église catholique sort de son Cur entrouvert : le Cur de Jésus est le sein dans lequel elle a reçu la vie, et l'Église n'a jamais oublié le lieu de sa naissance ; toujours elle a éprouvé un irrésistible attrait pour le Cur de son divin Maître ; toujours, mais point de la même manière. Toutes ces prières sont empreintes d'une grande dévotion, ce qui ne saurait surprendre, ce sont des prières de contemplatifs si avancés dans l'amour du bon Dieu : beaucoup d'âmes aussi, trouveront un charme particulier à s'unir à ces oraisons sorties d'une cellule de Chartreux, dérobées, pour ainsi dire, au secret qui enveloppe et protège nos cloîtres. En outre, dans les temps si troublés où nous vivons, l'âme fidèle, fatiguée, desséchée par l'air malsain et brûlant qui souffle aujourd'hui sur le monde, trouvera du repos et du rafraîchissement à répéter ces oraisons nées dans le calme et le silence d'une profonde solitude.  Source
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