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Le rôle du prêtre

" La paix soit avec vous. De même que le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie ". (Jn 20, 21). C'est de ces paroles mêmes de Jésus, après la résurrection, que découle la sainteté du prêtre, messager du Père auprès des hommes pour leur apporter le coeur et le corps de Dieu. Le prêtre est porteur de Dieu, il est donc un autre Christ, homme à qui a été donné ce pouvoir merveilleux et fantastique de transformer le pain et le vin en corps et sang de Jésus-Christ. Et le laïc comme le prêtre ne doivent pas oublier cet honneur immense que le Seigneur fait à ceux qu'il choisit.

Au XIV' siècle, sainte Catherine de Sienne, au cours de son étonnant dialogue avec le Père du ciel, nous rapportait quelle devait être notre attitude envers eux : " J'ai élu mes ministres, pour votre salut, afin que par eux vous soit distribué le Sang de l'humble Agneau immaculé, mon Fils unique. A ceux-là, j'ai donné pour fonction d'administrer le Soleil, en leur confiant la lumière de la science et la chaleur de la divine charité, et la couleur unie à la chaleur et à la lumière, le Sang et le Corps de mon Fils... Élus par moi, oints par moi, placés par moi dans le corps mystique de la sainte Église pour la dispensation du Soleil qui est Moi-même, pour distribuer le corps et le sang de mon Fils unique avec les autres sacrements qui contiennent la vie par la vertu du Sang, ils les administrent extérieurement, et ils les administrent spirituellement. Je veux dire qu'ils répandent dans le corps mystique de la sainte Église la lumière qui est en eux... " (Dialogue, livre II).

Plus près de nous le curé d'Ars, en d'autres termes, nous redit la grandeur du prêtre du Seigneur et nous rappelle combien il est indispensable au monde : " Qu'est-ce que le prêtre ? Un homme qui tient la place de Dieu, un homme qui est revêtu de tous les pouvoirs de Dieu. " Allez, dit Notre-Seigneur au prêtre. Comme mon Père m'a envoyé, je vous envoie... Toute puissance m'a été donnée au ciel et sur la terre. Allez donc, instruisez toutes les nations... Celui qui vous écoute, m'écoute; celui qui, vous méprise me méprise ". Le curé d'Ars Lorsque le prêtre remet les péchés, il ne dit pas : " Dieu vous pardonne. " Il dit : " Je vous absous. " Saint Bernard nous assure que tout nous est venu par Marie ; on peut dire aussi que tout nous est venu par le prêtre : oui, tous les bonheurs, toutes les grâces, tous les dons célestes. Si nous n'avions pas le sacrement de l'ordre, nous n'aurions pas Notre-Seigneur. Qui est-ce qui l'a mis là, dans ce tabernacle ? C'est le prêtre. Qui est-ce qui a reçu votre âme à son entrée dans la vie ? Le prêtre. Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le prêtre. Qui la préparera à paraître devant Dieu, en lavant cette âme, pour la dernière fois, dans le sang de Jésus-Christ ? Le prêtre, toujours le prêtre. Et si cette âme vient à mourir, qui la ressuscitera ? qui lui rendra le calme et la paix? Encore le prêtre. Vous ne pouvez pas vous rappeler un seul bienfait de Dieu, sans rencontrer, à côté de ce souvenir, l'image du prêtre. Oh ! que le prêtre est quelque chose de grand ! Les autres bienfaits de Dieu ne nous serviraient de rien sans le prêtre. A quoi servirait une maison remplie d'or, si vous n'aviez personne pour vous en ouvrir la porte ? Sans le prêtre, la mort et la passion de Notre-Seigneur ne serviraient de rien. Après Dieu, le prêtre, c'est tout !... Laissez une paroisse vingt ans sans prêtre, on y adorera les bêtes. Quand on veut détruire la religion, on commence par attaquer le prêtre, parce que là où il n'y a plus de prêtre, il n'y a plus de sacrifice, et là où il n'y a plus de sacrifice, il n'y a plus de religion ". (Pensées choisies du curé d'Ars).

Le concile Vatican II a insisté particulièrement sur le rôle et la fonction du prêtre: " Les prêtres sont ministres du Christ Tête pour construire et édifier son corps tout entier, l'Église, comme coopérateurs de l'ordre épiscopal : c'est-à-dire que le sacrement de l'ordre les configure au Christ prêtre ". (Presb. 12). " Guides et pasteurs du peuple de Dieu, ils sont poussés par la charité du Bon Pasteur à donner leur vie pour leurs brebis, prêts à aller jusqu'au sacrifice suprême à l'exemple des prêtres qui, même de notre temps, n'ont pas hésité à donner leur vie. " (Presb. 13).

Et Jean Paul II, lors de son séjour en France, confirmait cette prédilection de Dieu pour tous les prêtres de France réunis à Notre-Dame : " Nous avons été pris d'entre les hommes, et nous demeurons nous-mêmes de pauvres serviteurs, mais notre mission de prêtres du Nouveau Testament est sublime et indispensable : c'est celle du Christ, l'unique médiateur et sanctificateur, à tel point qu'elle appelle une consécration totale de notre vie et de notre être... Ne croyons-nous pas que le Christ nous a sanctifiés et envoyés? Ne croyons-nous pas qu'il demeure avec nous, même si nous portons ce trésor dans des vases fragiles et avons nous-mêmes besoin de sa miséricorde dont nous sommes les ministres pour les autres ? Que Dieu augmente notre foi. Le Christ doit souvent nous redire : "Pourquoi craignez-vous, hommes de peu de foi. " "

Et c'est encore le père Philipon qui, dans son livre qu'il a consacré aux " Sacrements dans la vie chrétienne ", répète, pour que le monde entier soit persuadé de cette réalité : " C'est à dessein que nous avons perpétuellement rattaché le sacerdoce chrétien au mystère du Christ. Le prêtre et le Christ ne font qu'un. "Le prêtre est un autre Christ - Sacerdos alter Christus ". Le prêtre est le Christ de toutes les âmes que Dieu met sur son chemin. Le curé est le Christ de sa paroisse; l'évêque, le Christ de son diocèse; le pape, le Christ de la terre. En vérité, tout prêtre est un autre Christ... Aucun acte de sa vie sacerdotale ne donne au prêtre une aussi grande puissance sur Dieu et sur les hommes que l'offrande silencieuse du sacrifice. A l'autel, le plus humble prêtre est l'égal du pape. Il dispose en faveur de tout le corps mystique des infinies richesses de la grâce capitale du Christ. L'activisme moderne éprouve de la peine à comprendre ce sens primordial du sacerdoce catholique. Il ne conçoit le prêtre que dans l'action et le dévouement aux hommes. Il oublie les droits de Dieu à une adoration sans fin. Le prêtre de la messe est là, avec le Christ dans ses mains, offrant à la Trinité sainte l'expiation adoratrice du Crucifié, toujours immolé au milieu des hommes, pour faire monter vers Dieu l'hommage de toute la création... ".

Réalité et vérité trop oubliées aujourd'hui dans ce monde matérialiste où nous vivons qui n'attache d'importance qu'à ce qui se voit et se touche. Et ce prêtre, porteur et messager de Dieu dans le monde, a pour mission essentielle de répondre au commandement du Christ : " Comme le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. " et donc de susciter des communautés paroissiales chaleureuses, ouvertes et priantes.

Le père spirituel de la paroisse: " Nous voulons vous exprimer avant tout le plaisir avec lequel nous voyons réalisé, par vous, ce que nous avons affirmé d'autres fois de tout le bien que nous espérons d'une vie paroissiale bien dirigée et bien organisée, de manière que cette cellule-base de la vie ecclésiastique puisse développer toute sa fécondité et toute son efficacité pour le bien des âmes. Une paroisse n'est pas seulement une église, un prêtre, un territoire, et une portion déterminée du troupeau du Seigneur, tout cela exprimé en chiffres plus ou moins éloquents. Une paroisse est la cellule d'un corps, qui, dans ce cas, est le Corps mystique du Christ ; elle est un être vivant, avec son propre souffle, avec ses organes et ses activités, avec son développement naturel et aussi avec ses problèmes, ses nécessités, ses joies et ses peines particulières. " C'est ainsi que Pie XII félicitait les paroissiens de l'église San-Medin de Barcelone venus très nombreux en pèlerinage à Rome, le 20 août 1957. Soyons très attentifs à cette phrase du souverain pontife : la paroisse est une cellule vivante et, à ce titre, elle croît, stagne ou meurt comme tout être vivant.

C'est pour cette raison que les Pères du concile Vatican II ont multiplié les conseils aux pasteurs du troupeau : " Ceux qui ont reçu la charge de pasteurs à l'égard du troupeau du Christ doivent tous les premiers, à l'image du grand prêtre éternel, pasteur et évêque de nos âmes, remplir leur ministère, dans la sainteté et l'empressement, l'humilité et la force : accompli dans ces conditions, il sera pour eux-mêmes un moyen puissant de sainteté. Pour bien faire leur devoir de pasteur, les curés devront avant tout se soucier de connaître leur troupeau. Il leur faudra donc visiter les maisons et les écoles, comme l'exige leur charge pastorale ; s'intéresser avec zèle aux adolescents et aux jeunes ; entourer d'un amour paternel les pauvres et les malades ; avoir enfin un souci particulier des travailleurs, et engager les fidèles à apporter leur concours aux oeuvres d'apostolat. "

La consécration de la paroisse d'Ars à Marie

" Je connais mes brebis et mes brebis me connaissent ". Tel doit être l'ambition et le but de chaque curé dans sa paroisse. Qui mieux que saint Jean-Marie Vianney a su remplir avec perfection cette sollicitude paternelle du pasteur pour ses brebis ? La consécration de sa paroisse à la Vierge Marie en est un bon exemple: " Ne croyant pas, au gré de ses désirs, ses paroissiens croître dans la pratique des vertus, et craignant dans son humilité profonde, que son insuffisance ne fût la cause de leur torpeur ou de leur indifférence, le zélé pasteur appela à son secours les curés des paroisses voisines. Ainsi, on voyait paraître successivement sur la chaire d'Ars, pendant quinze ou vingt jours, mais à des époques différentes, MM. les curés de St-Trivier, de Jassan, de Chanan et autres.

Mais de toutes les oeuvres pieuses entreprises jusqu'alors, de toutes les pratiques extérieures de piété, celle qui produisit le plus d'effet et obtint les plus heureux résultats, ce fut la consécration qu'il fit de toute sa paroisse à Marie conçue sans péché. Voici quelle en fut l'heureuse occasion. Comme nous l'avons déjà dit, le zélé pasteur s'employait tout entier au salut de son troupeau, et tant qu'il ne voyait pas chacune de ses brebis marcher vers ce but unique, il ne croyait pas le sien propre en sûreté, comme étant en quelque sorte responsable et que Dieu dût lui demander compte de la perte de telle ou telle âme, comme il le dit dans la sainte Écriture : Sanguinem ejus de manu tuâ requiram. Je réclamerai son sang de ta propre main.

De là ses veilles, ses travaux, ses jeûnes ses prières animées, ses soupirs incessants pour hâter le moment si souvent sollicité de la conversion de son peuple et de sa marche vers la perfection chrétienne. Un jour qu'il était à gémir plus que d'ordinaire au pied de l'autel de la Sainte Vierge, qu'il pleurait à chaudes larmes, les yeux élevés, les mains suppliantes et étendues vers l'image vénérée, qu'il la priait et insistait avec toute la chaleur de son âme ; qu'il poussait des clameurs réitérées et sollicitait sans cesse et sans désemparer cette Mère de miséricorde de lui venir en aide en faveur de ses pauvres paroissiens, il entend une voix céleste lui parler et lui dire "Consacrez votre paroisse à Marie, conçue sans péché " . Plein de confiance en cette voix qu'il a entendue et par laquelle son âme s'est trouvée subitement consolée, il annonce en chaire le dimanche suivant, le dessein qu'il a conçu de consacrer tous ses paroissiens à Marie conçue sans péché : que pour cela il fera faire un coeur d'or dans l'intérieur duquel seront enfermés les noms de toutes les familles d'Ars ; qu'il lira lui-même ces noms du haut de la chaire, afin que si quelqu'un a été oublié par mégarde, il puisse réclamer. Puis, revenant à son objet principal : " C'est à vous maintenant, leur dit-il, mes bien-aimés frères, c'est à vous de préparer vos âmes à cette offrande qui va être faite de vous tous à la plus pure des vierges, et dont la conception a été immaculée. Venez donc, tous, venez vous approcher du saint Tribunal qui purifie ceux qui s'accusent et redonne à l'âme pénitente toute la blancheur de sa première innocence. Après l'humble aveu de vos fautes, vous participerez au banquet de l'Agneau, à sa table sainte, dont l'aliment est le sceau des élus. Je composerai moi-même l'acte de cette consécration, et tous étant à genoux, je la réciterai à haute et intelligible voix, pour que chacun puisse la redire et se l'approprier. " Chapelle de la Sainte Vierge, Ars

Obéissant à la voix de leur pasteur, tous, en effet, se préparent, s'animent et s'encouragent. Tous leurs entretiens dans les champs, dans les veillées, dans les réunions, ne roulent que sur cette consécration, et ce jour va devenir un de ces jours heureux qui méritent d'être enregistrés dans les annales de l'histoire, et qui va former comme une démarcation en-delà de laquelle la paroisse d'Ars ne va plus ressembler à elle-même.

Les cloches, dès les premières lueurs de l'aurore, se balançant dans les airs, annoncèrent la pompe religieuse avec laquelle devait se fêter ce beau jour ; la messe fut solennelle et célébrée avec toute la richesse des plus beaux ornements. Enfin, avant , l'Offertoire, le pieux pasteur, déposant au coin de l'autel sa chasuble toute brochée d'or, portant dans sa main le cahier où sont inscrits les noms de tous les chefs des diverses familles, le visage rayonnant d'une joie céleste, descend les marche de l'autel et s'avance vers la chaire. Toute l'assistance, pénétrée d'un recueillement est dans l'attente. Après s'être recueilli quelques instants, sa voix sonore sort de sa bouche par flots animés : il est chaleureux, véhément et pathétique. Son but est atteint, les coeurs sont touchés, émus et pénétrés. C'est dans ce moment qu'il dit à son auditoire de tomber à genoux, qu'il va tous les consacrer à Marie conçue péché. Tous ont obéi comme une seule personne. Dès aussitôt, il commence à haute et intelligible voix de réciter la prière de consécration à Marie.

Ouvrant ensuite son cahier, il en commence la lecture, répétant autant le fois : Un tel, - son épouse et leurs enfants, qu'il se trouvait de chefs le famille dans sa paroisse ; comme on le pense bien, personne n'y fut oublié personne donc n'eut à réclamer. Cette touchante et pieuse cérémonie eut lieu le premier jour du mois de mai de 1836, comme le porte le tableau qu'on voit suspendu à l'entrée de la chapelle de la Sainte Vierge. ( ... )

C'est à partir de ce jour que tout parut, dans cette paroisse, revêtir une forme toute nouvelle, qu'on vit plus d'assiduité dans les pratiques religieuses, plus de recueillement, de modestie et se former cet ensemble de vertus morales qui la distingue encore." Biographie du curé d'Ars, M. Azun, de Bernètas, 1856

Extraits [Dieu est Amour, Mensuel no 28 Janvier 1981 ISSN: 0180-9288, Téqui, p 18-21]

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